Publié par CareerBuilder FR le 15 octobre 2019 dans Conseils recruteur, Processus de recrutement, Attraction des candidats | Pas de commentaire

Personnalisation_Prise_de_contact
La personnalisation du message d’approche est une tendance à laquelle vous ne pouvez pas échapper, en particulier si vous recrutez sur des postes pour lesquels les bons candidats se font rares. Mais comment faire… Et quelles sont les limites à ne pas franchir ?

Pourquoi personnaliser la prise de contact ?

En tant que recruteur, vous appréciez les lettres de motivation personnalisées, celles qui prouvent que le candidat s’intéresse vraiment à votre entreprise. Cela fonctionne dans les deux sens ! Les meilleurs talents ont l’embarras du choix et, à l’heure où le salaire n’est plus un argument suffisant, ils donnent leur chance à l’entreprise et à l’employeur avec lesquels ils pensent qu’ils auront le plus d’atomes crochus. Personnaliser votre message d’approche, c’est prouver que vous les tenez en haute estime, que vous avez pris le temps d’en apprendre plus sur eux et que vous pensez partager des valeurs, en plus de reconnaître leurs compétences techniques.

Comment s'y prendre ? 

Devenez enquêteur ! Grâce aux réseaux sociaux, recommandations, interactions, et à votre propre réseau, rassemblez un maximum d’informations sur le candidat et servez-vous en dans votre premier contact. Ses expériences et formations surtout peuvent vous être utiles pour rédiger un objet intrigant qui l’incitera à ouvrir votre message, par exemple « Vous avez aimé travailler sur le projet X chez Entreprise A… ». Continuez le mail par, « Ça tombe bien, j’ai une mission similaire à vous proposer ». Ou bien « Vous êtes diplômé de l’Ecole Untel, c’est aussi le cas du manager de l’équipe que je vous propose de rejoindre. »

Il existe des outils qui peuvent vous aider, comme Crystal, pour adapter le ton. Ce logiciel passe en revue l’activité de votre cible sur le web et peut vous dire notamment comment doser l’humour. Ou pourquoi pas HubSpot, pour voir ce qui fonctionne en analysant le comportement de vos destinataires : ouvrent-ils vos mails ? Cliquent-ils sur les liens ? Téléchargent-ils les pièces jointes ?

Attention : n'en faites pas trop

La frontière est mince entre intéressé et inquiétant ! Trois conseils pour éviter de la franchir et de faire fuir le candidat :

  • Ne soyez pas trop familier : Ne tutoyez pas dès le départ et ne prenez pas la liberté d’utiliser un surnom alors que vous n’avez jamais rencontré votre destinataire. Un « Salut Gab’, j’espère que tu vas bien, qu’est-ce que tu dirais de travailler chez nous ? » n’en dérangera peut-être pas certains, mais ils ne forment pas la majorité.
  • Limitez-vous aux informations professionnelles : Pas question d’utiliser les photos d’un weekend rando sur Instagram pour « accrocher » le candidat, en mode « J’ai vu que tu étais en Lozère le mois dernier, j’ai une tante là-bas. » Contentez-vous de ce que vous avez pu trouver sur ses profils pro et CV. Si, et seulement si, il y mentionne des centres d’intérêt, vous pouvez les utiliser.
  • Ne harcelez pas : Sachez quand renoncer. Un premier mail ou message téléphonique, une ou deux relances quelques jours plus tard, éventuellement un message privé sur LinkedIn, puis arrêtez-vous. Inutile de contacter le talent sur 8 plateformes différentes 4 fois par jour pendant des semaines : s’il ne vous a pas répondu après 2 ou 3 messages, c’est qu’il n’est pas intéressé. Non seulement, vous ne le convaincrez pas, mais votre réputation pourrait en souffrir s’il vous décrit comme un harceleur à son réseau !
    Image: Shutterstock.com

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